Il était une fois dans le sud, juste après la Margeride région, où il pleuvait comme toutes les vaches qui pissent de cette région, un gars qui avait soif et qui se demandait bien pourquoi on dit toujours que c’est les gars qui ont soif…les filles ne seraient-elles que des chamelles en déshydratation constante ?
Les bidons plastique au pied de l’arbre en face, tout desséché d’un seul côté attendaient volontairement que la petite fille les remplisse d’eau, de la bonne eau de la ville du Lodévois, même que ce matin, la chimiste est venue avec son Rave 4, toute de blanc vêtue, son petit tailleur bien repassé avec son badge de l’Autorité compétente avec sa grosse valise toute remplie de fioles identifiées et estampillées d’origine de la Prèf., pour ne pas que l’on se trompe, ni qu’on la confonde avec une quelconque marchande de rêves en discount .
Ma brosse à dents d’une main, j’ai cru revenir au bon vieux temps de la Multi où j’œuvrai, je le rappelle dans un labo aïe teck, la préposée mit ses gants : ça commence bien, me dis-je. Je me pinça hard pour voir si une telle réalité se trouvait avérée, et oui ! comme dirait Mon Topher en approuvant mon inculture au sujet du rasoir à 5 lames.
J’était un brin vexé parce qu’elle avait plus de produits que moi, malgré mes soins de beauté multiples que j’avait reçus en cadeau à Noël. Je décidait de me concentrer sur le montant de savon à barbe à faire gicler sur mon doigt afin de l’étaler convenablement sur ma pilosité.
Mais l’autre continuait son ménage, sa vaisselle, le vaporisateur vaporisa un nuage gris de trois minutes sur ce robinet pour le rendre docile, l’aseptisation, une fois mes yeux essuyés, je repris le cours de mes ablutions, mais la chienne n’accordant aucune indulgence à ce gentil voisin se lavant la barbe en toute innocence, entrepris un nettoyage complet du site…avant de remonter dans son Rave 4, et je fuis.
L‘eau, la bonne eau qui coule dans le bidon de la petite fille ; va verser sur les pieds de Papi, lui dis-je « j’peux pas, il a mis ses sandales ! »
Mamie remontait son juste au corps noir et l’on voyait le blanc des fesses dépasser parce que juste au corps trop juste, « ils s’arrête au 60 chez Quoelle » la petite n’eut même pas peur et vida d’un coup, le bidon sur le bas des fesses à Mamie. Allez, bon appétit ! nous lança t’elle en essuyant le mouillé d’un revers de la main, le couvercle de la cocotte minute dans l’autre, ajoutant que le départ était pour demain et que cela prendrait la journée pour ranger « et avec le auvent ! »…..tout ce passait bien, jusqu’au moment où ceux qui prenaient la place après, montrèrent leur intention de s’installer « on avait dit 18h30 » …le document Scopitone historique de Dubois ne mentait pas, quoique tout juste un peu en dessous du vécu. Faudrait pas se montrer trop réel non plus.. sinon il n’y aurait plus personne dans les cinoches. Mais c’est sur place, que l’on voit le mieux, que l’on sent le site, que l’on évalue les bêtes, que le contact ne veut plus rien dire tant il est à la fois sonore, « odore », visuel et aucune caméra ne saurait faire revivre cette attraction humaine, même après 30 ans de pratique.
Ils sont arrivés donc, une caravane et deux tentes et trois voitures et onze personnes, c’était le cirque Pinder, sans le chapiteau, pas besoin de haut parleurs, les femmes jetaient leur intimités familiales en pâture vocale à tout l’entourage, affalées comme les cachalots sur les capots des Scénics repeintes ; les hommes renchérissant de plus belle, habitués il est vrai aux invectives de balcons en balcons et terminant toutes leur phrases par « con » ; à cet instant je mis en route le décompte des heures restantes pour ce côtoiement.
« Tiens je sens le Jaune qui arrive !..avè le ciel bleu ! » l’ambiance monte, « c’est le geste qui compte, allez ! » dit il en levant le verre.
A Montastruc la Conseillère, il y a un bonhomme qui laisse échapper le gaz de sa citerne la nuit, ainsi, il économise 140 € de prestation d’un pro. pour s’en occuper. La venue du gaz de ville ne fait pas que des heureux là bas, et la conseillère ne dort pas tranquille, pourtant elle lui a dit de ne pas faire çà, mais il ne comprend pas pourquoi. Il faut le masque pour dormir, enfin cela dépend de la quantité restante dans la citerne.
Hier, nous sommes allé en Espagne avec le voisin ( Jojo) et sa femme (Janine). En route, Jojo nous a détaillé tous les magasins pas chers qu’il connaît et les petites routes pour y arriver. Devant nous, à St.Jean de Luz, dans l’interminable queue des estivants énervés et mélangés aux locaux qui rentraient de leur boulot, les feux rouges étaient bloqués, là un golfeur risqua sa vie en poussant sa carriole de clubs juste devant la Mégane à Jojo, j’ai bien cru qu’il allait y avoir un meurtre au capot, je commençais à filmer, mais Jojo, lui freina pile dans les basquettes golfeuses en lui décochant un « çà lui apprendra à ce con de richard », il failli ne pas voir la Jaguar noire à droite, et pila une deuxième fois. Il jura de plus belle car la vieille belle cheveux platine, se mit à faire un savant demi tour, au lieu d’avancer.« tu vois ici, il n’y a que des riches et célèbres, Jupin, Lecomte, Laperse, et tout çà.. »
Nous suivions une caisse immatriculée 37 « ah ! encore un doryphore », s’exclama t’il, parce qu’un jour, dans la région où il loue un mobile home, il remarqua qu’il y avait beaucoup de 37 qui venaient, et le loueur de mobile homes lui dit que lorsque l’on en voit 1, il y en a 50 derrière, c’est comme les doryphores…..
Ce qu’il y a de remarquable avec les petites routes et les raccourcis, c’est le temps que l’on met à les parcourir ; quoique avec les blagues à Jojo, le temps passe plus vite, une Punto de course nous collait au coffre arrière et Jojo s’en aperçu. « tu veux faire du rallye, alors on va rigoler ma belle ! » dit il.
On entreprit de griller 2 stops, de virer sur 2 roues 3 fois en 20 secondes, mais la fille nerveuse collait toujours ; sauf à un moment et Jojo dit « enfin, on l’a semée ! » bref, c’était à l’entrée du camping et la fille avait filer tout droit.