
Et pourquoi faire puisqu’au départ on savait plus ou moins le résultat!
C’est un tour pour rien, nul besoin de revenir devant les spectateurs, de recevoir leurs bravos, et pourtant il y avait bien une troisième voie, un troisième larron venu foutre la même merde dans le ventilateur, que celle énoncée dans les poèmes d’un pauvre poète rm-iste larvant dans son coin, mendiant le “système” en profitant de ses largesses, vivotant, n’espérant rien sinon ce qu’il croit juste, dans son esprit torturé, déformé par les vues splendides , halucinnées, d’une existence de mite qui n’existe qu’au gré du fonctionnement de la pompe à Fly Tox. On croit rêver !!
Le retour à la réalité est terrible; Sandrine vient d’arriver, les deux roues avant de son Hummer, plantées pile- poil sur mon massif de pensées….les pensées qui me ramènent à Nicole….elle n’a toujours pas téléphoner. Elle s’en moque la Sandrine, elle fait descendre avec attention ses deux chats de la banquette de derrière, lesquels s’empressent de pisser sur mon paillasson d’entrée, le seul endroit sec depuis une semaine, avec le temps qu’il fait! J’enrage, mais je suis bon, je ne dit rien qui puisse fâcher, je note méticuleusement le fait pour plus tard. Je lui ai fait part de notre visite chez Jipi et Vlinie, ce n’était pas si dantesque que prévu; le dessert était bon d’après Gwyniver et les déblatérations, usuelles, dans le respect de ne rien dire ni faire, qui puisse faire dire ou faire.” ahh! ce n’est pas la bonne femme qui va changer çà “, a t’il lâché, d’un élan de sincérité sans même demander l’autorisation de parler à Vlinie.” Oui! mais on a connu bien mieux…………” a t’elle renchéri d’un ton directif ,accord du bout des lèvres sur les termes si sentis, proférés par Jipi, sure de sa connaissance, de son savoir officiel, de l’application stricte de la circulaire reçue hier, en catimini, entre deux portes;” comment, ne le saviez-vous pas? “lui a lancé sa sup.” je l’ai pourtant publiée il y a trois semaines!!” Trois semaines pour gravir les deux étages?? et oui..y’a pas Manuel chez eux, et il n’y a pas d’ascenseur non plus, par soucis d’économie et puis pour ne pas être obliger d’employer des gens de mobilité réduite,” sinon où va-t’on et avec les pauses et les cafés- fumoirs et tout çà..” A la Multi, Manuel apportait les dernières notes en vigueur, avant qu’elles ne paraissent, parce que c’était lui qui vidait les bennes à papier, également. Bon, ce n’était que des manuscrits, mais lisibles tout de même. Manuel disait” ché pas néchéchère d’attendre, de toutes fachons ils chont tous des cons.” Dédé s’empressait de lui filer ses deux ou trois clopes et de récupérer les papelards.T’es où, Nicole?